La puissance des mots révèle en tous cas un décalage, et comme une rupture des rapports qui jouent à l'intérieur du langage entre le mot et le sens, entre le signe et l'idée.
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Au lieu d'une opinion subtile et nuancée emporte toujours quelque vague soupçon d'hypocrisie.
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À lire aussi de Jean Paulhan
L'auteur de lieux communs cède à la puissance des mots, au verbalisme, à l'emprise du langage, et le reste.
Les gens gagnent à être connus, ils y gagnent en mystère.
Personne n'est jamais allé supposer d'un vase qu'il suffirait, pour l'emplir et le faire déborder, d'une seule goutte d'eau.
Il semble qu'il y ait eu un temps où les livres nous révélaient l'homme; tout au moins ils nous familiarisaient avec lui et nous portaient à sa hauteur - s'ils ne le dépassaient pas.
Dans la même œuvre
Il est bien vrai que les gens gagnent à être connus. Ils y gagnent en mystère.
... Un bon syllogisme n'a jamais convaincu personne.
Les gens gagnent à être connus, ils y gagnent en mystère.
Qui donc irait faire grief au physicien d'isoler la pesanteur des autres qualités du corps qu'il étudie et de négliger le parfum, la couleur et le goût de la pomme dont il observe la chute!
L'on peut juger ici de la peine que nous avons à nous débarrasser d'une idée toute faite.